Aller directement au contenu principal

Favoriser l'accès au logement pour tous en développant l'offre en logements publics intergénérationnels et/ou tremplins

Dans le cadre de « Donnez votre avis et enrichissez les projets pour Beauvechain ! »

Accéder au projet

Premières idées issues des consultations :

À la suite des différentes consultations menées dans le cadre de l’élaboration du PCDR, l’idée a émergé de développer une offre de logements publics répondant aux besoins prioritaires des habitants, notamment via des formules intergénérationnelles, tremplin ou destinées à des publics spécifiques (habitats groupés pour seniors etc.).

Ce projet vise à favoriser l’accès au logement pour tous et à encourager des solutions innovantes et solidaires.

Consignes :

Vous habitez Beauvechain ? Que pensez-vous de cette proposition de projet ? Likez le projet s’il vous paraît pertinent et motivant, commentez ci-dessous pour l’enrichir avec vos idées concrètes et/ou partagez la page pour stimuler les échanges.

Commentaires(6)

Des commentaires ont été chargés dans l'ordre suivant : Plus récents.
Profil de MiTSCH JF
Publié par:MiTSCH JF
il y a 3 mois
Contribution au projet « logements publics intergénérationnels et/ou tremplins » Cette contribution soutient pleinement l’objectif de développer une offre de logements accessibles, solidaires et innovants à Beauvechain. Elle vise toutefois à élargir la réflexion en mobilisant en priorité le bâti existant, en intégrant les outils d’urbanisme disponibles et en abordant explicitement la question du coût réel et durable du logement, condition essentielle de son accessibilité. 1. Mobiliser le bâti existant : un levier prioritaire et immédiat Pour développer une politique du logement réellement accessible, le premier levier à activer consiste à optimiser l’usage des logements existants. De nombreux bâtiments sur la commune — notamment d’anciennes villas ou maisons familiales — sont aujourd’hui surdimensionnés par rapport à leurs occupants réels : couples âgés, personnes isolées, ménages réduits. Ces situations représentent une opportunité majeure pour : créer des logements supplémentaires sans artificialiser de nouveaux sols ; favoriser le maintien à domicile des seniors ; renforcer la mixité sociale et générationnelle ; améliorer la sécurité et le voisinage par une occupation plus dense et vivante ; réduire l’empreinte environnementale du logement. À titre d’ordre de grandeur, si l’on considère que la commune compte plus de 3 000 logements, et que seuls 1 000 d’entre eux faisaient l’objet d’une division partielle ou progressive dans les prochaines années, cela représenterait plus de 1 000 nouveaux logements créés sans nouvelle urbanisation, en valorisant le patrimoine existant. Ces logements, de plus petite taille, seraient généralement mieux adaptés : au vieillissement, à l’accueil de jeunes ménages, à des situations de transition de vie (séparation, perte de revenus, reprise d’activité, etc.). 2. Concevoir des logements neufs évolutifs et réversibles Cette logique doit également être intégrée dès la conception des nouveaux logements. Tout projet de construction neuve destiné à une famille (4 ou 5 personnes) devrait, autant que possible, être conçu selon une logique évolutive : possibilité de division ultérieure en deux logements indépendants ; réseaux, circulations et volumes pensés dès l’origine pour cette adaptabilité. Cette approche permet d’anticiper les évolutions de vie des ménages sans devoir engager ultérieurement des travaux lourds ou des procédures complexes. 3. Mobiliser pleinement les charges d’urbanisme pour créer du logement public Le développement du logement public ou accessible passe nécessairement par une utilisation ambitieuse et systématique des charges d’urbanisme. Celles-ci ne peuvent se limiter à la prise en charge par le promoteur : des voiries, des équipements techniques, ou des aménagements liés à son projet. L’enjeu principal pour le pouvoir public est de capter une part de la plus-value générée par les économies d’échelle propres aux projets de plusieurs logements, afin de : créer du logement public, garantir une offre réellement accessible, soutenir la mixité sociale. Certaines communes ont déjà institutionnalisé cette pratique. À Bruxelles, par exemple, une part des logements (environ 10 %) est rétrocédée dans le cadre des charges d’urbanisme. 4. Maintenir le coût global du logement : un enjeu central Créer du logement « accessible » suppose de maîtriser le coût total pour l’occupant, et pas uniquement le prix d’achat ou de location. De nombreux ménages peuvent basculer rapidement dans la précarité à la suite de : maladie, interruption de carrière, décès, séparation, ou vieillissement. Dans ce contexte, une offre de logement accessible doit intégrer : un prix maîtrisé, des charges énergétiques faibles, une qualité constructive durable. À défaut, une habitation bon marché mais énergivore devient une double sanction pour ses occupants. 5. Logement et mixité sociale : un enjeu structurel pour Beauvechain L’analyse des données disponibles montre un déficit de mixité sociale à Beauvechain. À moyen et long terme, cette situation engendre : une inadéquation entre offre et demande de services, des difficultés de recrutement local pour certains métiers, une fragilisation du tissu de proximité. Le vieillissement de la population accentue encore cet enjeu : les services à destination des seniors (soins, aide à domicile, mobilité, commerces de proximité) deviendront structurellement indispensables et nécessitent une base démographique suffisante et diversifiée. 6. Habitat modulaire, léger et groupé : accélérer l’offre Un autre levier essentiel consiste à faciliter l’implantation d’habitats modulaires ou légers, transportables ou démontables. Ces solutions permettent : une mise sur le marché rapide de logements ; une implantation possible sur des parcelles résidentielles existantes ; une densification douce et réversible. Aujourd’hui, les procédures apparaissent souvent comme un parcours du combattant, ce qui freine fortement leur développement. Certaines communes ont fait le choix : d’identifier des parcelles dédiées ; de les équiper minimalement (eau, électricité, accès) ; afin d’accueillir des projets d’habitat léger groupé. Des exemples existants, comme l’habitat de la Baraque à Louvain-la-Neuve, montrent que ces formules répondent à une demande réelle et diversifiée. 7. Prévenir la spéculation et garantir l’accessibilité dans le temps La simplification des procédures et le développement de nouvelles formes d’habitat ne doivent pas être captés par des logiques spéculatives. Il est de la responsabilité du pouvoir public : de faciliter l’innovation, tout en évitant que les gains théoriques d’accessibilité soient absorbés par la spéculation foncière ou immobilière. Des mécanismes de contrôle, d’encadrement des prix ou de conditions d’occupation doivent être envisagés, en particulier pour les projets soutenus ou facilités par la commune. 8. Faciliter la cohabitation sans transformation lourde du bâti Enfin, indépendamment des transformations architecturales, il serait pertinent de faciliter la cohabitation de plusieurs personnes dans un même logement, sans exiger nécessairement une division formelle. Permettre plus facilement : la domiciliation de plusieurs occupants, des formes de colocation intergénérationnelle, des habitats groupés informels, peut contribuer à : remettre des biens sur le marché locatif ou à la vente ; répondre aux besoins des jeunes, des étudiants, ou de ménages solidaires. Ces pratiques existent déjà de fait et mériteraient d’être reconnues et sécurisées réglementairement, plutôt que freinées. Conclusion Diviser les logements existants, concevoir des bâtiments évolutifs, mobiliser pleinement les charges d’urbanisme, soutenir l’habitat léger, maîtriser les coûts et favoriser la cohabitation : ces leviers, combinés, permettent de construire une véritable politique communale du logement, à la fois accessible, durable, solidaire et adaptée aux réalités démographiques de Beauvechain.
  • 1 j'aime
Profil de Xavier Nef
Publié par:Xavier Nef
il y a 4 mois
A lier au projet d'habitat leger et de logements sur petites parcelle. Qui peut faire partie des solutions pour ceui-ci.
  • 2 j'aime
Ce projet est bien sûr porteur de sens. Il nécessite cependant que la commune dispose de terrains, qu’elle puisse ensuite trouver des solutions de financement pour favoriser soit l’accès à la propriété, soit proposer des logements à loyer modéré.
  • 2 j'aime
Accepter dans la commune qu un logement unifamiliale devienne double (deux numéros).
  • 3 j'aime
@Martine Haddad Je soutiens ce point, nous sommes dans la possibilité de moduler (à terme) notre logement pour pouvoir y intégrer une petite habitation supplémentaire. Une simplification administrative du processus ainsi que de possibles incitants financier ou pratiqes seraient les bienvenus.
    Profil de E VanW
    Publié par:E VanW
    il y a 4 mois
    Les habitations intergénértionnelles me semblent déjà faire partie des projets de la commune? Notament à Hamme-Mille? En plus de cela, favoriser des co-habitations de jeunes travaillant, de plusieurs familles en plus de l'intergénérationnelle me semble intéressant. Il est intéressant de réfléchir à ce que la commune puisse faire pour faciliter cela: - administrativent - soutien - subsides? - en exigeant d'intégrer des projets pareil aux promoteurs des nouveau projets immobilier... - en proposant de l'immobilier communal pour un tel projet - ...
    • 2 j'aime

    Partager

    Statut actuel

    soumise

    Étiquettes

    Logement
    Espaces et bâtiments publics